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5 décembre, 2010

La Maison Romanov de 1613 à 1917.

 

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Romanov est le nom sous lequel est désignée une dynastie russe qui a régné de 1613 (Michael III Feodorovich) à 1762 (Elizabeth). La maison des Holsácia-Gottorp (Holstein-Gottorp), son héritière par les femmes, s’est substituée à elle en relevant le nom de Romanov. Elle a été renversée par la Révolution russe en 1917.

Originaires de Lituanie, les Romanov (en russe : Рома́нов) s’établissent en Russie au xive siècle. Cette famille de boyards tient son nom de Roman Zakharine, dont la fille Anastasia a épousé le tsar Ivan IV le Terrible. Les enfants du frère d’Anastasia, Nikita, adoptent le nom de Romanov en l’honneur de leur grand-père. Le petit-fils de Nikita, Michel Feodorovitch, choisi par le Zemski Sobor, est le premier tsar Romanov en 1613 grâce à l’action de Kouzma Minine. Succession au trône impérial La descendance masculine des premiers Romanov s’éteint en 1762 avec la mort de l’impératrice Elisabeth Ire la Clémente. Le trône impérial russe passe alors à la branche de Holstein-Gottorp de la maison d’Oldenbourg, en la personne du tsar Pierre III. Celui-ci perpétua le nom de Romanov puisque tous ses descendants jusqu’à Nicolas II inclus l’ont repris. La branche russe de Holstein-Gottorp est encore représentée aujourd’hui, la place de prétendant au trône russe étant disputée entre le prince Nicolas Romanov et la grande-duchesse Maria de Russie.

Liste de Tsars de Russie de la Dynatie Romanov

Michel Ier (1613–1645), premier monarque de la dynastie des Romanov Alexis Ier (1645–1676)
Fédor III (1676–1682)
Pierre Ier et Ivan V (1682–1689)
Pierre Ier le Grand seul (1689-1721)
Pierre Ier le Grand (1721–1725)
Catherine Ire (1725–1727)
Pierre II (1727–1730)
Anne Ire (1730–1740)
Ivan VI (1740–1741) sous la régence d’ Anna Leopoldovna de Russie, déchu 1741, exécuté 1764
Élisabeth Ire (1741–1762)
Pierre III (1762), déposé puis assassiné
Catherine II (1762–1796)
Paul Ier (1796–assassiné 1801)
Alexandre Ier (1801–1825)
Nicolas Ier (1825–1855)
Alexandre II (1855–assassiné 1881)
Alexandre III (1881–1894)
Nicolas II (1894–abdique 1917), exécuté en 1918
Michel II (règne théorique de deux jours en 1917), exécuté en 1918

Illustrations:

  1. Le blason de la maison Romanov (18 ème).
  2. Le blason de la maison Holstein-Gottorp-Romanov. 

Par lacourdefrance le 5 décembre, 2010 dans Non classé
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15 décembre, 2010

Mai 1896, des images incroyables du couronnement du Tsar Nicolas II.

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Par lacourdefrance le 15 décembre, 2010 dans Non classé
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8 décembre, 2010

Tsarskoïe Selo.

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Pouchkine (en russe : Пушкин), autrefois Tsarskoïe Selo, et surnommée le « Versailles russe » est une ville de Russie. Autrefois située dans l’oblast de Léningrad, elle fait partie, depuis 1991, de l’agglomération de Saint-Pétersbourg. Elle est située à 25 km au sud de Saint-Pétersbourg. Sa population s’élève à 84 600 habitants en 2007.
La ville fut fondée au début du XVIIIe siècle sous le nom de Tsarskoïe Selo (« village impérial ») pour devenir la résidence d’été des tsars. En 1918, la ville fut renommée Detskoïe Selo (« village des enfants »). En 1937, le nom fut changé en Pouchkine pour honorer et commémorer le centenaire de la mort du grand poète russe Alexandre Pouchkine.

Le complexe palatial se compose aujourd’hui de deux palais impériaux :
le palais Catherine et son parc et le palais Alexandre.

Le palais de Catherine (en russe : Екатерининский дворец, Iekaterininskaïa dvorets), aussi appelé palais Catherine, palais de Tsarskoïe Selo, est un palais de Russie du xviiie siècle de style baroque, situé à Pouchkine (ancienne Tsarskoïe Selo), à25 km de Saint-Pétersbourg.

En 1752, l’impératrice Élisabeth Ire ordonne la construction du palais. Elle veut créer le plus beau château au monde. Le palais a été conçu par Bartolomeo Rastrelli. Élisabeth baptise sa nouvelle demeure « palais de Catherine », en l’honneur de sa mère,Catherine Ire, qui avait fait bâtir un petit château à cet emplacement. Le palais est inauguré le 30 juillet 1756.
L’âme de Tsarskoïe Selo
Catherine II, dite la Grande, qui succède à Élisabeth, agrandit le palais existant. La galerie d’art du château ne comptait qu’une douzaine d’œuvres originales, mais Catherine II envoie des ambassadeurs à travers l’Europe pour acquérir les plus belles œuvres existantes. Bientôt, la collection royale compte près de 4 000 toiles.
Catherine aménage des pavillons et des jardins à l’anglaise autour du grand étang du château.

La façade du palais de Catherine mesure plus de 300 mètres de long.
La façade de couleur bleue avec des piliers blancs est ornée de sculptures dorées.

Chaque pièce est ornée de sculptures, de miroirs et de statuettes. Une des pièces les plus spectaculaires du palais est laChambre d’ambre. Autrefois la salle était couverte d’ambre véritable du sol au plafond. Lors de la Seconde Guerre mondiale, Le château et les jardins ont beaucoup soufferts des déprédations de l’armée allemande. Durant cette période, la Chambre d’ambre disparu. Elle a depuis peu, été reconstituée à l’identique.
L’enfilade au passage d’or, une œuvre de Rastrelli, est composée de cinq portes dorées.

Le parc comporte de nombreuses fabriques de jardin : la Grotte (ou salon du Matin), l’Amirauté, la colonne de Tchesmé, les Bains turcs, la Pyramide, le Pont palladien, la Tour en ruine, le Pavillon grinçant, la Gloriette…

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Le palais Alexandre (Александровский дворец, Alexandrovski dvoretz) est un palais néoclassique situé à Tsarskoïe Selo (ou Pouchkine) à côté de Saint-Pétersbourg. Ce fut la dernière résidence officielle de Nicolas II et de sa famille avant leur exil en Oural. Historique
Le palais Alexandre a été offert par Catherine II pour son petit-fils préféré le futur empereur Alexandre à l’occasion de son mariage avec la princesse Louise de Bade1 en 1793. Le palais se trouve à proximité immédiate du palais Catherine qui servait aux cérémonies et réceptions officielles. Il est construit entre 1792 et 1796 par Giacomo Quarenghi.
Il est traversé du côté de la cour d’honneur, et parallèlement à la façade principale, d’une colonnade de dix colonnes corinthiennes (de chaque côté de sa longueur) surmontée d’une balustrade classique. Elle relie les deux ailes en avancée et est flanquée d’arcs élevés.
Le palais sert ensuite de résidence d’été au grand-duc Nicolas, frère d’Alexandre et à sa famille et, à partir des années 1830, il le fait réaménager à plusieurs reprises, une fois devenu empereur, par des architectes de la cour, comme Cerfolio, Thon, Efimov, ouStackenschneider. Son épouse, Alexandra, y meurt en 1860.

Nicolas II avait une prédilection particulière pour le palais Alexandre et en fit sa résidence principale après la révolution de 1905, éloignée de la capitale et de ses rumeurs. Le couple impérial, et surtout l’impératrice Alexandra Féodorovna, appréciait peu la société de Saint-Pétersbourg, et vivait dans la crainte de voir révélée au public l’hémophilie de leur fils Alexis. Des aménagements intérieurs Art Nouveau sont faits à cette époque.
La famille impériale vit aux arrêts et recluse au palais, après sont arrestation par le gouvernement provisoire de Kerensky le 2 (15) mars 1917. L’ancien empereur lit, jardine et prie, espérant que la Russie du gouvernement provisoire ne trahira pas ses alliés français et anglais, en continuant à se battre contre l’Allemagne. On sait que les bolcheviks signeront une paix séparée avec elle. En attendant l’empereur et sa famille vivent dans quelques pièces et une partie du jardin. Ils plantent des pommes de terre, surveillés par la garde, parfois insolente. La famille impériale est transférée à Tobolsk, en Sibérie occidentale, le 31 juillet 1917, s’approchant de son funeste destin.
Le palais est transformé en musée entre les deux guerres. Il est occupé par la Wehrmacht à l’été 1941 et contrairement aux autres palais de la région ne sera pas incendié par les Allemands, lorsqu’ils se replient deux ans et demi plus tard.
Les bâtiments appartiennent à la flotte soviétique après la guerre et rouvrent comme musée public en 1997.
L’empereur Pierre le Grand donna ce terrain en 1708 à sa femme, la future impératrice Catherine Ire, qui commença à en faire une résidence impériale.
Sa fille, l’impératrice Élisabeth Ire de Russie, commanda à l’architecte Bartolomeo Rastrelli le palais Catherine à qui elle donna le nom de Catherine Ire.

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Le palais catherine.

Catherine II le fit agrandir. Son architecte Charles Cameron (en) construisit la Galerie Cameron,et Giacomo Quarenghi, construisit le palais Alexandre à côté pour son petit-fils préféré, le futur Alexandre Ier à l’occasion de son mariage avec Louise Augusta de Bade. Dans un bâtiment attenant au palais royal, se trouve l’ancien lycée impérial de Tsarskoïe Selo. Celui-ci, fondé par Alexandre Ier, est surtout fameux pour un élève de sa première promotion: Pouchkine, qui y a été scolarisé de 1811 à 1817. C’est dans le parc du palais que le poète dit avoir connu sa première inspiration poétique. Le bâtiment est aujourd’hui transformé en musée. On peut y voir la chambre de Pouchkine, ainsi que divers souvenirs du grand écrivain. Nicolas II et la famille impériale y vécurent jusqu’en février 1917. Pendant la guerre, l’impératrice mit en place et organisa un hôpital pour les blessés où elle-même et ses filles travaillaient en qualité d’infirmières ; le tsar visitait souvent l’hôpital et s’entretenait avec les blessés. Après avoir été transférée à Tobolsk par le gouvernement Kerenski, le 30 avril 1918, les Bolcheviks déportèrent la famille impériale à la villa Ipatiev, à Iekaterinbourg, avant de les massacrer dans la soirée du 17 juillet 1918. Raspoutine y fut inhumé le 3 janvier 1917 (22 décembre 1916 du calendrier russe) dans une chapelle en construction, près du palais Alexandre. Au soir du 22 mars, sur ordre du gouvernement révolutionnaire, le corps de Raspoutine fut exhumé et brûlé, mais la légende raconte qu’il refusa de brûler. La nécropole des chevaux de tsars est un exemple unique de cimetière équin.

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Illustrations:

  1. Les armes de Saint petersbourg.
  2. Le palais Alexandre.
  3. Le palais Catherine.
  4. Photo du Tsar Nicolas II.

Par lacourdefrance le 8 décembre, 2010 dans Les lieux de résidence
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6 décembre, 2010

La villa Epatiev.

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Quand les Bolcheviques décidèrent d’emprisonner la famille Romanov à Iekaterinbourg, ils choisirent une maison située dans le centre historique de la ville sur la rue Voznessenski pour leur servir de prison, la maison Ipatiev. Cet homme vivait avec sa famille au premier étage, le rez-de-chaussée lui servant de bureaux pour l’entreprise de métallurgie qu’il dirigeait. C’était une maison spacieuse (18 x 31 mètres), moderne, confortable car équipée de l’électricité, du téléphone et même d’une salle de bain et de WC. Cette maison comportait également une petite terrasse donnant sur un jardin.
La maison était construite sur une double pente et une partie du rez-de-chaussée donnant sur la rue Voznessenski se révélait donc être un quasi sous-sol .
La maison avait été construite en 1897 pour un certain Andreï Redikortsev qui était ingénieur dans les mines. Mais cet homme avait été impliqué dans une vaste affaire de corruption et avait été forcé de vendre sa maison à un autre homme : IG Charaviev. Celui-ci travaillait également pour les mines de platine dans l’ouest de l’Oural. C’est un peu plus tard, en 1908 que IG Charaviev revendit sa maison à Nicolas Ipatiev pour 6000 roubles de l’époque.
10 ans plus tard, le samedi 27 avril 1918, les Bolcheviques réquisitionnaient sa maison en demandant à Nicolas Ipatiev de l’évacuer sous deux jours. Il s’agissait d’une réquisition passagère et il fut autorisé à stocker ses affaires dans une pièce du sous-sol (attenante à celle où sera exécutée la famille Romanov 3 mois plus tard) qui fut placée sous scellés. Après le départ de Nicolas Ipatiev, sa maison fut entourée d’une double palissade de bois allant jusqu’au faîte des fenêtres, des mitrailleuses installées sur le toit transformaient la bâtisse en forteresse. La maison Ipatiev était prête à accueillir la famille Romanov qui y arriva pour partie le 30 avril (Nicolas, Alexandra et Maria) suivis ensuite par le reste de la famille restée à Tobolsk le 23 mai à cause d’une crise d’hémophilie d’Alexis qui le rendait intransportable.

La garde de la famille impériale est assurée par des hommes ayant toute la confiance du commissaire Iakovlev, ce sont des ouvriers travaillant dans les usines avoisinantes. Le commandant Avdeïev commande la garde extérieure et intérieure de la maison Ipatiev. Le logement du commandant et de dix autres gardes se situait à l’étage réservé à la famille impériale. Cette cohabitation sera source pour les membres de la famille impériale de nombreuses vexations, ils seront les victimes d’incessants quolibets de la part des gardes, de plaisanteries douteuses à l’encontre des jeunes grandes-duchesses. Aucune intimité n’était possible pour chacun des membres de la famille de Nicolas II de Russie, qui furent dans l’obligation de partager cette villa avec leurs geôliers.
C’est dans la cave de la villa qu’eut lieu, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, le massacre de la famille impériale accompagnée dans la mort par le docteur Ievgueni Botkine, de trois domestiques : le cuisinier de la famille impériale (Ivan Kharitonov), du valet de chambre (Alexis Trupp), de la femme de chambre (Anna Demidova) qui fut assassinée à coups de baïonnette. Le massacre de la famille, toutefois, a été remis en cause par les journalistes A.Summers et Tom Gold en 1976 (lire le « Dossier Romanov », Albin Michel,Paris, 1980.)
Après la reprise de la ville par l’armée blanche, les pièces de la villa où eut lieu le massacre furent placées sous scellés et le général tchécoslovaque Radola Gajda installa son état-major à l’étage. Son bureau personnel se trouvait alors dans la pièce qui avait été affectée au tsar et à la tsarine1.

De nos jours, il ne reste plus rien de la villa Ipatiev : elle a été détruite en juillet 1977, sur l’ordre de Michel Souslov, membre du politburo. Boris Eltsine, alors premier secrétaire du parti communiste de Sverdlovsk (nom d’Iekaterinbourg de 1924 à 1991), fut chargé de sa démolition.
Le terrain fut remis en 1990 à l’Église orthodoxe, qui lança en 2000 les travaux de construction de l’Église de tous les Saints. Celle-ci fut consacrée en 2003, 85 ans après la mort du Tsar.

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Par lacourdefrance le 6 décembre, 2010 dans Les lieux de résidence
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Le père du dernier Tsar, Alexandre III

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Alexandre III de Russie (Alexandre Alexandrovitch Romanov, en russe : Алекса́ндр Алекса́ндрович Рома́нов), né le 10 mars 1845 et mort le 1er novembre 1894, est l’avant-dernier tsar à régner sur l’Empire russe. Il est empereur de toutes les Russies, roi de Pologne et grand-duc de Finlande. Son règne dure du 14 mars 1881 jusqu’à sa mort le 1er novembre 1894.

Alexandre est le second fils d’Alexandre II, et très tôt, sa personnalité tranche avec celle de son père et de son grand-père. Son père est réputé libéral, et son grand-oncle Alexandre Ier est présenté comme un homme raffiné, philosophe, sentimental, chevaleresque, mais rusé. En comparaison, le jeune grand-duc Alexandre se montre abrupt et bourru et son éducation renforce ces caractères.
Durant les vingt premières années de sa vie, le grand-duc Alexandre n’est en effet pas l’héritier du trône. En temps que tsarévitch, son frère ainé, Nicolas Alexandrovitch, reçoit une éducation soignée, tandis que son frère Alexandre « s’ennuie à périr aux leçons de ses gouverneurs. En vain ses professeurs Grott et Soloviov tentent-ils de l’intéresser à l’histoire de son pays, le civiliste Contantin Pobiédonostsev aux théories du droit et le général Dragomirov à la stratégie. » Adolescent, il témoigne d’une force musculaire peu commune : « C’était l’Hercule de la famille. »
Les relations avec son père sont marquées par sa désapprobation de la liaison que son père entretient avec Catherine Dolgorouki.

Sur son lit de mort, son frère aîné, Nicolas Alexandrovitch, émet le souhait que sa fiancée, la princesse Dagmar de Danemark (1847-1928), fille de Christian IX du Danemark et de Louise de Hesse, épouse son successeur. Son vœu est réalisé le 9 novembre 1866. Cette union fut très heureuse.
Alexandre et Dagmar eurent six enfants :

De 1865 à 1881, Alexandre n’a pas de rôle important dans les affaires publiques, bien qu’il soit désormais héritier du trône de Russie. Depuis son mariage, il mène une vie retirée au Palais Anitchkov. Toutefois, il manifeste à de nombreuses reprises son désaccord sur la politique menée par son père. Conscient de son manque de préparation, il se tourne vers son ancien précepteur Constantin Pobiédonostsev, juriste de l’université de Moscou connu pour son conservatisme extrême, et qui devient plus tard procureur général du Saint-Synode. Celui-ci répétait souvent : « Le salut de la Russie ne peut venir que de la Russie elle-même. »

Alexandre désapprouve ce qu’il considère comme une « influence étrangère excessive », tout particulièrement en ce qui concerne l’influence allemande. Il souhaite que des principes exclusivement nationaux soient adoptés dans les sphères de l’État, afin que la mosaïque d’ethnies différentes qui compose son pays devienne un État homogène, tant dans le domaine religieux que linguistique ou administratif.
Son père Alexandre II ne cache pas de fortes sympathies allemandes, et utilise fréquemment l’allemand pour s’entretenir en privé. Il fonde ainsi sa politique étrangère sur une alliance avec la Prusse, première puissance allemande. Il ridiculise parfois les exagérations et les excentricités des Slaves.
La première manifestation publique de cet antagonisme est la guerre franco-prussienne de 1870. Le tsar soutint à cette occasion la Prusse, quand le tsarévitch montre quelques sympathies vis-à-vis de la France. En réaction à la défaite de Sedan, il note dans son journal : « Quelle effroyable nouvelle ! Mac-Mahon détruit ! L’armée en déroute ! ».

Le 13 mars 1881, un groupe de nihilistes assassine le tsar Alexandre II. Durant les dernières années de son règne, Alexandre II, agacé par la propagande nihiliste et l’augmentation du nombre de conspirations anarchistes avait hésité entre renforcer l’autocratie ou faire des concessions aux aspirations des classes éduquées. Il s’était finalement décidé en faveur de la deuxième solution ; le jour même de sa mort il signe un oukase créant un certain nombre de « commissions consultatives » qui auraient pu devenir des assemblées de notables.
Plus tard, Alexandre III débute la construction de la Cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé au cours de son règne, en l’honneur de son père.

Après un court règne de treize années, Alexandre III meurt d’une néphrite[12] à Livadia le 1er novembre 1894. Son fils Nicolas Alexandrovitch lui succède sous le nom de Nicolas II. Son épouse, morte en exil en 1928, est inhumée au Danemark, son pays d’origine, avant d’être transférée le 26 septembre 2006 aux côtés de son mari à la Forteresse Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg.

Illustrations:

Portrait d’Alexandre III, huile sur toile (272X388), peint en 1886 par I.N. Kramskoi (1837-1887).

 

Par lacourdefrance le 6 décembre, 2010 dans Les personnages de la famille
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5 décembre, 2010

Dagmar de Danemark. La mère du dernier Tsar, Nicolas II.

 

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Marie Sophie Frédérique Dagmar de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glucksbourg (née le 26 novembre 1847 et décédée le 13 octobre 1928) était un membre de la famille royale de Danemark, devenue impératrice de Russie sous le nom de Marie Fedorovna (Maria Feodorovna ou Maria Fiodorovna, en russe Мария Фёдоровна).

Dagmar est la deuxième fille et la quatrième enfant du roi Christian IX de Danemark (surnommé le « beau-père de l’Europe » à cause des brillants mariages de ses enfants) et de la princesse Louise de Hesse-Cassel. Son frère aîné deviendra roi de Danemarksous le nom de Frédéric VIII, le second, Guillaume, roi des Hellènes sous le nom de Georges Ier en 1867, sa sœur Alexandraépousera le prince de Galles en 1863 et deviendra reine du Royaume-Uni. Ceci aide à expliquer pourquoi il y a une ressemblance aussi frappante entre Nicolas II de Russie et le roi d’ Angleterre George V.

Surnommée Minnie par sa famille, Dagmar, belle-soeur depuis 1863 du prince de Galles, fut d’abord fiancée à l’héritier du trône de Russie, le grand-duc Nicolas, mais le jeune prince mourut en 1865.
L’année suivante, elle épousa le frère de son premier fiancé, le nouveau tsarévitch Alexandre Alexandrovitch de Russie (futur empereur Alexandre III). Au préalable, étant de confession luthérienne, elle se convertit à l’orthodoxie sous les prénoms de Marie Fedorovna (écrit aussi en français Féodorovna).

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Jolie et populaire, elle est rarement intervenue dans la politique, préférant vouer son temps et son énergie à sa famille, à des œuvres de charité et à la vie mondaine et culturelle. La seule exception à cette neutralité fut sa détestation militante de la Prusse, qui avait annexé en 1866 le Schleswig et le Holstein, propriété personnelle des rois du Danemark. L’exil Malgré le renversement de la monarchie en 1917, l’impératrice Marie, âgée de 70 ans, commença par refuser de quitter la Russie. Ce n’est qu’en 1919, sur l’insistance de sa sœur Alexandra, reine-douairière du Royaume-Uni, qu’elle partit à contrecœur. Marie quitta la Russie à bord du cuirassé HMS Malborough envoyé par son neveu George V du Royaume-Uni, lui évitant ainsi le sort tragique de la famille Romanov. Après une brève visite à Londres, elle retourna dans son Danemark natal, choisissant comme domicile Hvidøre, qui était sa villa de vacances près de Copenhague. Elle y resta jusqu’à sa mort en 1928. Avant de mourir, l’impératrice de Russie avait émis le souhait d’être enterrée auprès de son époux Alexandre III de Russie.

Son corps, longtemps enterré à la cathédrale de Roskilde, a été exhumé en septembre 2006 dans l’attente d’être transféré en Russie. Le 26 septembre 2006, les restes de Marie Féodorovna ont été rapatriés en Russie. Les funérailles ont été célébrées le 28 septembre 2006 à la basilique de la forteresse de Saint-Pierre-Saint-Paul à Saint-Pétersbourg. Ainsi, quatre-vingt sept ans après son exil en Angleterre puis au Danemark, Dagmar du Danemark a été inhumée dans le tombeau de la famille Romanov, en compagnie de son mari Alexandre III, son fils Nicolas II, sa belle-fille Alexandra et ses trois petites-filles, Olga, Tatiana et Anastasia. Viendront ensuite la rejoindre ses deux derniers petits enfants, Maria et le tsarévitch Alexis Nikolaïevitch de Russie en 2008.
En dépit des films et des pièces de théâtre, Marie Féodorovna ne rencontra jamais aucune des femmes prétendant être sa petite-fille la grande-duchesse Anastasia ; en fait, à la fin de sa vie, elle refusait d’accepter l’idée que son fils, sa belle-fille et ses petits-enfants aient été sommairement exécutés par les bolcheviques.

Illustrations:

  1. Maria Féodorovna, huile sur toile par I.N.Kramskoi (1837-1887).
  2. La Tsarine et son époux Alexandre III. Photographie pendant les vacances de 1893 à Copenhague. 

Par lacourdefrance le 5 décembre, 2010 dans Les personnages de la famille
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